Elevage et ventes


Elevage, entraînement et ventes

La mise en place de la Japan Cup en 1981 a permis de fournir un objectif majeur à l’univers de l’élevage, à savoir la production de chevaux plus forts et plus rapides, pouvant s’acquérir un véritable statut sur le plan mondial. Cette approche a eu pour but d’obtenir des améliorations constantes des chevaux élevés au Japon en faisant venir de l’étranger des étalons et des poulinières de rang supérieur. Ce programme a largement porté ses fruits puisque les gagnants des courses GI dans certains des pays les plus avancés du monde en matière de courses hippiques ont été des chevaux élevés au Japon. En résultat, les chevaux élevés au Japon sont de plus en plus remarqués sur la scène mondiale des courses hippiques.

1. L'élevage
■ Régions d’élevage et nombre de haras

Les régions d’élevage sont situées de l’île de Hokkaido dans le nord, à l’île de Kyushu dans le sud. Les zones traditionnelles d’élevage comprennent Tokachi, Hidaka et Iburi à Hokkaido ainsi que les départements d’Aomori, Iwate, Miyagi, Fukushima, Tochigi, Chiba, Miyazaki et Kagoshima dans le reste du Japon.

En 2005, on comptait 1.276 haras chargés de l’élevage des poulinières, dont le plus grand nombre (1.008 ; 79%) dans la région de Hidaka à Hokkaido. Si l’on ajoute les régions de Tokachi et de Iburi, le total pour Hokkaido s’élève à 1.109 haras ce qui représente environ 86,9% du total national.

L'élevage est en cours d'expansion à Hokkaido qui bénéfice d'un climat froid et sec et qui dispose de beaucoup de grands espaces, alors qu'il diminue d'envergure en revanche dans les régions à proximité des hippodromes et dans l'île de Kyushu au climat chaud et humide. Dans ces régions, l'accent a été mis sur l'entraînement des chevaux.

Etablissement en relation avec les courses hippiques et régions d’élevage

Etablissement en relation avec les courses hippiques et régions d’élevage      Etablissement en relation avec les courses hippiques et régions d’élevage

Forty Niner ©JBBA   Kurofune ©UEDA
Forty Niner ©JBBA Kurofune ©UEDA
Rock of Gibraltar ©JBBA King Kamehameha ©UEDA
Rock of Gibraltar ©JBBA King Kamehameha ©UEDA
■ Etalons

Durant l'année 2006, il y avait 292 étalons pur-sang immatriculés dans les haras du Japon. 118 d'entre eux étaient des chevaux élevés à l'étranger et 174 des chevaux élevés au Japon. Environ 86% de ces étalons se trouvent dans la principale région d'élevage de Hokkaido.

Pour ce qui est de la distribution des saillies, 216 des étalons (74%) ont sailli 50 juments ou moins, 35 (12%) ont sailli de 51 à 100 juments, 20 (6,8%) ont sailli de 101 à 150 juments, 13 (4,5%) ont sailli de 151 à 200 juments et huit étalons (2,7%) ont effectué plus de 201 saillies. Les cinq étalons venant en première place pour ce qui est du nombre de juments saillies en 2006 sont King Kamehameha (JPN) avec 256, Fuji Kiseiki (JPN) avec 252, Neo Universe (JPN) avec 247, Kurofune (USA) avec 246, avec Special Week (JPN) et Zenno Rob Boy (JPN) ayant tous deux effectué 216 saillies. Tous ces étalons de haut niveau, à l’exception d’un seul, avaient été élevés au Japon.

Le Japon a commencé à mettre en oeuvre un programme d’étalons dits "Shuttle stallion" en 1997 et, en 2006, Tayasu Tsuyoshi et Jungle Pocket sont allés dans l'hémisphère sud dans le cadre de ce programme.

Dans le classement des courses nationales du Japon, Sunday Silence (USA), le grand cheval de course et étalon, décédé en août 2002, a été classé comme "leading sire" (premier des étalons) pour la 12ème année consécutive (depuis 1995).

■ Poulinières

Si l'on observe le nombre de poulinières au Japon, on remarque que les chiffres atteignent un sommet en 1991, avec environ 15.287 poulinières. Ces chiffres ont montré une transition à la fin des années 1990, lorsque le nombre de poulinières a chuté jusqu'à 12.000 et s'est maintenu approximativement à ce niveau jusqu'en 2003. Les chiffres ont commencé à diminuer progressivement à partir de ce point jusqu'en 2006, avec un nombre actuel de poulinières de 10.255.

■ Poulains

Moins de 1.000 pur-sang ont été élevés par an au Japon entre les années 1940 et 1950. Toutefois, les courses hippiques se sont développées au fur et à mesure de sa rapide croissance économique, et ce nombre a augmenté de manière progressive, pour atteindre 10.188 poulains en 1992. Un niveau annuel de plus de 8.000 poulains a été maintenu depuis 1997 mais il faut néanmoins constater une tendance à la baisse, qui a commencé à se produire en 2003. Ceci a eu pour résultat 7.655 poulains pur-sang immatriculés en 2006. Ceci correspond approximativement au même niveau en chiffres que celui de la fin des années 1970 et doit être considéré, d'une part, comme la conséquence d'un passage de la quantité à la qualité et d' autre part, comme un résultat de la diminution importante de la demande en poulains en raison du déclin des courses organisées par les collectivités locales.

 
Deep Impact, commençant sa carrière d’ètalon en 2007. ©J. FUKUDA
2. Dressage et entraînement

I lest devenu évident que des efforts plus importants devaient être mis en oeuvre afin d'augmenter le nombre de chevaux encore plus forts et encore plus rapides, capables de participer aux compétitions internationales. Ces chevaux parfaitement entraînés devaient être canalisés en direction des deux centres d'entraînement de la JRA, situés l'un dans l'est et l'autre dans l'ouest du Japon. Ces efforts ont eu pour résultat l'apparition, durant la dernière partie des années 1980, de haras spécialisés dans l'entraînement dans les régions d'élevage du Japon et à proximité des centres d'entraînement de la JRA, établissements capables de procéder à l'entraînement et également d'accueillir un nombre croissant de chevaux à élever. Il est actuellement normal que les chevaux soient déplacés directement vers les centres d'entraînement ainsi que les pistes de la JRA et de la NAR, après leur élevage initial dans ces établissements spécialisés.

La JRA, conservant toujours à l'esprit l'importance du dressage et de l'entraînement, a acquis en 1993 une piste de 3.700 acres à Hokkaido, dans l'intention de créer, au Japon, l'équivalent de "Newmarket" au Royaume-Uni. Ce projet s'est concrétisé sous la forme du Centre BTC (Blood Horse Training Center : Centre d'entraînement des pur-sang), avec ses installations d'entraînement de grande envergure. De nouvelles fermes privées pour l'entraînement des yearlings se sont également construites les unes après les autres à proximité du BTC afin d'utiliser au mieux les installations spacieuses et spécialisées de ce centre durant l'entraînement.

L'attention apportée à l'entraînement a actuellement augmenté et elle a doublé dans les régions d'élevage depuis les débuts du BTC. Ceci, de pair avec les améliorations des techniques pour la manutention, le dressage et l'entraînement des jeunes chevaux, a eu une influence positive sur d'autres régions dans l'ensemble du pays. Ceci a également conduit au développement de programmes de ventes durant l'entraînement des poulains âgés de deux ans (dites << training sale >> )

Des améliorations considérables ont été apportées à la qualité des chevaux de course japonais ces dernières années et, outre l’ajout de meilleures races, l’inauguration de ce nouveau centre d’entraînement peut être considérée comme ayant joué un rôle majeur dans ce contexte.

3. Ventes

Traditionnellement, les ventes de pur-sang au Japon étaient principalement des transactions privées effectuées sur place entre le vendeur (l'éleveur) et l'acheteur, les prix étaient décidés entre eux, et très peu de ventes aux enchères ouvertes au public avaient lieu. Des appels ont été lancés pendant un certain nombre d'années pour que soient mises en place des transactions plus énergiques par le biais des ventes, dont le niveau est très impartial. La proportion des chevaux élevés par rapport aux chevaux mis aux enchères a augmenté de 20% environ vers le milieu des années 1990 pour atteindre approximativement 40% à présent. La plupart des éleveurs se montrent de plus en plus intéressés pour mener des transactions plus dynamiques. La JRA a prévu des avantages monétaires directs, à partir des prix des courses, pour les ventes, en tant qu'efforts promotionnels pour augmenter les ventes et les transactions au Japon.

Pour les ventes qui ont eu lieu en 2006, trois d'entre elles ont concerné les poulains nés dans l'année, sept les yearlings et quatre les chevaux de deux ans.

Les ventes de yearlings organisées par les coopératives d'éleveurs de pur-sang sont les ventes aux enchères les plus couramment pratiquées au Japon. Toutefois, les ventes de poulains sélectionnés et nés dans l'année, organisées par l' Association japonaise des chevaux de course (Japan Race Horse Association) se sont acquis une plus grande notoriété ces dernières années, en raison principalement de la haute qualité et de la grande popularité des lots que le groupe des fermes d'élevage, appelé Shadai au Japon, a activement attribué à ces ventes.

Les ventes par avance ont tendance à être favorisées au Japon et les transactions concernant les poulains nés dans l'année sont très actives. En raison de l'influence des ventes durant l'entraînement, dites "training sales", pratiquées aux Etats-Unis, des ventes de chevaux de deux ans à l' entraînement ont été organisées au Japon depuis 1996. Des acheteurs venus de la Corée du sud assistent actuellement à ces ventes aux enchères et les itinéraires des ventes à l' étranger ont également commencé à s'étendre.

Région d'élevage à Hokkaido
Région d'élevage à Hokkaido
 


Présentation des relevés des ventes (2006)
 Mis en
vente
VenduPourcentage
de vente
Mis aux
enchères
Prix moyen Prix moyen
Total Poulains Pouliches
Poulains nés
dans l’année
69233648,6%9,0%¥29,90 millions¥32,41 millions¥22,85 millions¥18,53 millions
Yearlings 2.30388038,2%28,9%¥8,86 millions¥10,87 millions¥4,79 millions¥4,31 millions
Poulains de
deux ans
36821759,0%4,5%¥6,74 millions¥7,88 millions¥5,14 millions¥5,25 millions

Les ventes appelées Hokkaido Trading Sale et la JRA Breeze Up Sale ne sont pas comprises dans ces chiffres.


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